Une puce électronique sous la peau pour les travailleurs Belges

Quelques explications à propos de la puce électronique

Des salariés d’une entreprise belge se font greffer une mini-puce électronique sous la peau à la taille d’un grain de riz, plus précisément sous la chair de leur main. Cette puce RFID (Radio Frequency Identification Devices ou dispositifs d’identification par radiofréquence) permet de conserver des données personnelles. Ce procédé a été effectué sur des volontaires afin de remplacer l’utilisation des badges, mais il éveille déjà les soupçons des défenseurs des droits de l’homme.

En fait, huit salariés de l’agence digital Newfusion, située à Malines, dans la partie nord de Belgique, ont accepté de se faire implanter une petite puce électronique. Ce concept est apparu lorsque plusieurs employés ont égaré leurs badges. C’est en quelque sorte une clé électronique qui permet l’accès à de nombreux domaines dans le lieu de travail. Le dispositif a coûté 100 euros à l’entreprise et est greffée entre le pouce et l’index. Il sert aux employés de traverser les passages à l’entrée, de déverrouiller leur ordinateur ou de payer leur repas à la cantine suite un geste classique de la main. Il offre la possibilité de faciliter certaines manœuvres au bureau. Il n’est plus nécessaire de fouiller le badge au fin fond du sac, ou de taper un mot de passe sur l’ordinateur.

Ces puces peuvent contenir différentes informations personnelles, sur la santé, sur les identifiants administratifs, etc. Elles sont déjà surnommées des puces espionnes, ce qui peut effectivement servir de mouchard qui ne se sépare jamais du porteur même à la maison.

puces-electroniques

Tout est question de liberté

Cependant, l’utilisation de cette mini-puce suscite des questions éthiques et de respect des libertés. Ce dispositif présente un véritable danger au porteur. Dorénavant, ces employés sont espionnés jusqu’au plus profond de leur chair. Ce moyen permet aux patrons de contrôler entièrement la vie de leurs employés. Ils ont la possibilité de découvrir de A à Z ce que trament leurs salariés : A quelle heure ils ont débuté à travailler ? A quelle heure ils ont pris la pause ? Quelle tâche ils ont réalisé ? Plus question de s’amuser et plus question de sécurité ou de confort. N’en parlons plus des droits à la vie privée, c’est une ultime menace pour l’humanité.

Cette minuscule chose apporte gros aussi bien dans la vie des sociétés que dans celle des employés, mais il est facile d’imaginer ce que seront les dérives de ce processus. Il est possible de tracer ces individus dans tous leurs faits et gestes. Sans parler des éventuels piratages des données.

Néanmoins, cette technologie n’est pas tout à fait nouvelle car déjà en 2004, une discothèque barcelonaise a incrusté une puce sous la peau de ses clients pour payer leur tournée. De même, il y a à peine un an, 450 salariés volontaires sur 700 de la société suédoise Epicenter ont autorisé le greffage d’une puce sous cutanée afin de faciliter également l’identification. Puis, aux États-Unis, des malades souffrant de la déficience de mémoire suite à la maladie d’Alzheimer se sont fait implantés des puces, sans qu’on leur ait demandé leur avis, pour pouvoir les retracer s’ils se perdent.

Si ces objets sont des bijoux de technologies et aident à faciliter certaines tâches du quotidien, ils sont un ennemi redoutable quant à la vie privée. Bien sûr, il faut l’accord de la personne au préalable pour lui implanter une telle puce. Sans ça, la pratique serait illégale. De la même manière que les logiciels espions sur les téléphones portables. Ces applications qui permettent de géolocaliser une personne et de soutirer quasi toutes les informations de son mobile, ne peuvent être installées sans que le propriétaire du téléphone n’ait donné son accord en amont. Ces outils d’espionnage, tels que les puces ou les logiciels ont tantôt des côtés positifs, tantôt des côtés négatifs…

Auteur de l’article : eswindows7com